Le Meilleur du Digital Santé de mars 2015

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours du mois de mars 2015.

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Le meilleur du digital santé de février 2015

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours du mois de février 2015.

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A la rencontre de Pierre Desmarais

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Pierre Desmarais, avocat spécialisé dans le domaine de la santé et du numérique.

Photo PBD portrait 04 06 14 - copieBonjour Pierre. Peux-tu te présenter brièvement ?

Avocat au Barreau de Paris et Correspondant Informatique et Libertés (CIL), j’exerce une activité de conseil en droit de la santé et des nouvelles technologies. J’accompagne au quotidien start-ups, PME et grands groupes développant des produits et services innovants dans le domaine de la santé et des data. Je suis également membre du conseil d’administration du Healthcare Data Institute et chargé d’enseignement à l’Ecole de Formation des Barreaux (EFB) et à l’Université Paris VIII. Auparavant, j’ai travaillé à la direction juridique du Centre Hospitalier Universitaire de Rennes, ce qui m’a permis d’apprendre à connaître de l’intérieur le monde de la santé.

Tu accompagnes différents acteurs du monde de la e-santé sur des problématiques juridiques. Quels sont les freins rencontrés aujourdhui ?

En principe, ils se heurtent à trois obstacles principaux.

Le premier tient évidemment à la législation relative à la protection des données, qu’il s’agisse de gérer les obligations CNIL ou de déterminer si le recours à un hébergeur de données de santé est nécessaire.

Mais en réalité, les textes sur « linformatique de santé » (dispositifs médicaux, LAP et LAD, PSSIE, etc.) représentent une contrainte souvent plus importante puisqu’il s’agit alors non pas simplement de se mettre en conformité, mais plutôt de démontrer « linnocuité du système dinformation » pour le malade. Souvent, les acteurs de l’e-santé cherchent à éviter de se confronter à ce pan de la législation, mais cela peu en pratique conditionner leur accès au marché, voire leur business model. Par exemple, aujourd’hui, il est impossible de prescrire une application de m-santé si elle ne constitue pas un dispositif médical.

Mais le modèle économique peut susciter d’autres préoccupations majeures. Gérer les relations avec les financeurs et partenaires peut ainsi s’avérer délicat. Il faut savoir convaincre de la pérennité du projet malgré les obstacles.

Comment vois-tu évoluer la législation française et européenne dans le domaine de la santé connectée et de le-santé en général ?

Initialement, la santé a été exclue du champ d’intervention de l’Union Européenne. Seuls les Etats membres pouvaient légiférer en la matière. Ce cloisonnement a été mis à mal une première fois par le biais de la législation sur le travail, puis une seconde fois avec les textes relatifs à l’environnement et à la sécurité alimentaire. L’e-santé constitue une nouvelle offensive – sans aucune connotation péjorative – de l’UE sur le terrain de la santé. C’est grâce à elle que la télémédecine a été légalisée en France. Et on peut s’attendre à ce qu’elle réglemente rapidement l’e-santé et la m-santé, comme en témoigne l’appel à contribution sur le livre vert relatif à la m-santé. A mon sens, on va donc voir l’UE intervenir de plus en plus fréquemment en la matière. C’est assez normal finalement, puisqu’à l’instar de tout service de la société de l’information, son déploiement ne saurait être régulé à un échelon exclusivement national.

Au niveau français, j’espère une actualisation du cadre juridique afin que l’e-santé puisse s’y intégrer naturellement. Aujourd’hui, on a plutôt l’impression d’une succession de patchs destinés à colmater des brèches ou à s’adapter à des évolutions non maitrisées.

Mais ne négligeons pas l’importance de la France sur la scène de la santé connectée. Outre l’innovation technique, de l’opération Lindbergh à Withings, on peut relever des innovations majeures au plan juridique, comme la création des hébergeurs de données de santé. Le cadre posé est peut-être trop contraignant, mais la multiplication des fuites de données met en évidence le bienfondé du concept. Ce serait pas mal d’éviter un « eHealth Leaks », non ?

LogoColorTextBelowOn parle beaucoup de gestion des données de santé et de Big Data. Quel est ton avis sur le sujet ?

Le Big Data et son corollaire, l’Open Data, représentent un peu la révolution industrielle de la santé. Les promesses sont remarquables, mais les difficultés juridiques sont proportionnelles.

Sur ce dernier point, soyons honnêtes, le cadre juridique n’est pas vraiment adapté à cette nouvelle pratique. Là encore, rien d’étonnant. Le concept est nouveau – à tel point qu’on peine encore à le définir avec précision – le législateur ne pouvait donc pas anticiper lors de la dernière révision majeure de la loi informatique et Libertés. Cela devrait rapidement évoluer, toujours sous l’influence de l’UE qui prépare un nouveau texte en la matière, plus adapté aux besoins des entrepreneurs. Dans cette attente, le Big Data reste possible, dès lors que le responsable est prudent dans la mise en œuvre du traitement. Avec le Healthcare Data Institute, j‘espère que nous verrons apparaître sinon des solutions, à tout le moins des pistes de réflexion, pour pouvoir exploiter toutes ces bases de données de santé sereinement.

Observateur de le-santé en France depuis plusieurs années, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France ?

La vision de l’avenir reste délicate.

Tout dépendra en fait d’une part du temps que mettront les professionnels et patients à s’approprier ces nouveaux services, d’autre part de la souplesse qui sera introduite dans les textes par les législateurs français et européen. Mais je suis assez optimiste sur ce second point, et je pense qu’avec cela nous devrions voir se stabiliser les outils existants, en même temps que de nouveaux apparaîtront.

Pour moi, ce à quoi nous avons déjà assisté n’est en effet qu’un début !

 

Pour aller plus loin : www.desmarais-avocats.fr / @DesmaraisPierre

 

Healthcare Data Institute : premier Think Tank international consacré au Big Data santé

Un nouveau Think Tank international consacré au Big Data dans le domaine de la santé a été lancé il y a quelques jours à l’initiative d’Orange Healthcare : Healthcare Data Institute. Présentation.

HDIAujourd’hui, la quantité de données de santé accessibles, couplée à des algorithmes et des capacités de traitement, ont imposé le Big Data comme facteur d’émergence de nouveaux usages dans l’épidémiologie, les médecines préventives et personnalisées, ou encore la recherche et le développement de nouveaux services de santé qui transforment l’accompagnement du patient.

Face à ce constat et la nécessité de structurer la reflexion autour de ces sujets, Orange Healthcare lance le Think Tank Healthcare Data Institute avec plusieurs acteurs dont le CEA, le cabinet Desmarais Avocats, IMS Health, McKinsey et le Groupe Vitalia.

Le Healthcare Data Institute, catalyseur d’idées à vocation française et internationale, se donne pour missions de faire progresser la réflexion de ses membres, de sensibiliser les publics, d’améliorer la compréhension, et de susciter l’émergence de projets concrets en favorisant la fertilisation croisée.

D’autres acteurs vont rejoindre le Healthcare Data Institute dans les prochains jours, dont des associations de patients, des organismes publics et réglementaires, des laboratoires pharmaceutiques, des personnalités du monde médical, des start-ups ou encore des assureurs, afin de représenter l’ensemble de l’écosystème Big Data Santé.

A noter que le développement et l’animation du Think Tank sont confiés à l’agence de relations publiques digital-native RCA Factory.

Source : Healthcare Data Institute

Webzine consacré aux données personnelles de santé et open data par le CNOM

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins lance un nouveau numéro de son webzine consacré aux données personnelles de santé et à l’open data. Présentation.

Après un premier numéro lancé en juin dernier et consacré aux jeunes médecins et à l’avenir de la médecine, le Conseil National de l’Ordre des Médecins lance une deuxième édition de son webzine d’information sur le thème des données personnelles de santé et l’open data.

Pour rappel, le lancement de ce webzine s’inscrit dans la volonté du CNOM de moderniser ses outils et d’ouvrir ses publications à une cible plus large. Il vient compléter le dispositif d’information existant composé d’un magazine et d’une newsletter pour les médecins.

Webzine-CNOM-2

A travers des témoignages, portraits, interviews et chiffres clés, ce numéro très complet aborde de nombreuses thématiques liées aux données personnelles de santé et l’open data :

  • Les données personnelles de santé en cinq questions
  • La confidentialité des données, enjeu majeur de la santé mobile
  • Le « quantified-self » : le corps, nouvel objet connecté ?
  • Données personnelles et données publiques : état des lieux en dix points
  • Open Data en santé : les quatre enjeux majeurs
  • Qu’attendons-nous de l’Open Data en santé ?
  • L’Open Data au-delà de nos frontières

Source : Conseil National de l’Ordre des Médecins

 

Le meilleur du digital santé de l’été 2014 (juillet/août)

Découvrez les dernières nouveautés du digital santé francophone au cours des mois de juillet et août 2014.

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A la rencontre de Chanfi Maoulida et Hôpitalweb 2.0

Régulièrement, je vous propose de partir à la rencontre d’un acteur du digital santé en France.

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Chanfi Maoulida (chanfimao), Chef de projet Digital à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et créateur du site Hôpitalweb 2.0.

Chanfimao_hopitalwebBonjour Chanfi. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour Rémy, et un grand merci de me donner l’opportunité de parler d’une passion.

Je livre ici un point de vue tout à fait personnel, qui n’engage que moi, sur la manière dont je vis et observe l’arrivée de l’hôpital 2.0. Je travaille à l’AP-HP comme chef de projet stratégie digitale  et en parallèle, je mène une activité d’une part de veille et d’autre part de militant sur l’entrée des nouvelles technologies à l’hôpital public.

Un peu geek, WordPress addict et concepteur de projet web depuis plus de 10 ans, j’expérimente et propose des solutions digitales pour  l’AP-HP. J’exerce un nouveau métier qui n’a pas encore trouvé sa place dans la grille de lecture institutionnelle, aux confluences de l’informatique, du web, de la communication et du service à l’usager. C’est en effet une approche guidée par l’usage et non par la technique.

J’ai commencé par la recherche clinique en accompagnant et en réalisant le déploiement du projet SiGAPS initié au CHRU de Lille, au sein des 37 hôpitaux de l’AP-HP. C’est un projet dédié au recensement, à l’évaluation et la valorisation des publications scientifiques  des 15 000 médecins de l’AP-HP. Cela fut à l’époque une révolution.
Ce projet a constitué un déclic et m’a fait basculer du côté obscur de la force de l’hôpital 2.0. Je me suis ensuite intéressé aux usages du web dans le secteur public et sur la place des nouvelles technologies dans le déploiement d’un système d’information.

Mon dernier projet en date est la conception et le déploiement des nouveaux portails internet des hôpitaux de  l’AP-HP basée sur la technologie WordPress. Ce projet a été construit en étroite collaboration avec les hôpitaux à partir de leurs propres besoins. Le web 2.0 a permis de travailler en mode agile, itératif, pragmatique et rapide. C’est un projet qui évolue perpétuellement en fonction des attentes et du feedback des utilisateurs.

Peux-tu nous dire quelques mots sur Hôpitalweb 2.0 et sa nouvelle version ?

Au vu de l’évolution rapide entourant l’Internet santé, que ce soit en termes technologiques ou de contenus informationnels, il m’a semblé opportun de créer ce concept de veille collaboratif afin d’identifier les manques et de détecter les tendances émergentes.

Hopitalweb2.com se caractérise par l’instantanéité, la facilité d’échange de l’information, l’interactivité, la collaboration et l’esprit communautaire.

La cible principale de ce site est constituée de tous les acteurs d’un projet web au sein d’un hôpital ou de tout établissement public de santé. Il s’adresse aussi à tout professionnel de santé susceptible de rechercher des informations en temps réel sur l’e-santé.
C’est un agrégateur de contenu santé. Il sert autant sa cible que sa cible lui sert. C’est un laboratoire de test virtuel et un champ d’expérimentation, je le fais évoluer en permanence en fonction des tendances.

Hopitalweb2.com constitue une  première tentative au sein de l’hôpital public  pour comprendre et mieux appréhender les nouveaux défis de l’e-santé. Il s’attache à rendre visible le développement de ce secteur d’activité qui doit être vu comme un secteur de croissance porteur d’innovations et d’opportunités d’excellence.

C’est un projet au service de l’innovation et qui permet :

  • l’accès aux nouvelles idées qui fonctionnent et à leur appropriation par l’hôpital
  • l’observation de l’évolution dynamique des échanges autour de l’e-santé et de l’hôpital en particulier
  • la mesure immédiate de la vitalité des sujets e-santé dans le monde…

Le concept d’hopitalweb2.0 s’inscrit dans une démarche volontariste et novatrice pour apprivoiser ces nouveaux mondes.

hopitalweb2.0Observateur du digital santé, quel regard portes-tu sur la transformation digitale des hôpitaux ?

Le digital impacte profondément l’hôpital public et  provoque d’importantes modifications sur la façon de communiquer. On constate que les patients se regroupent en communautés ou utilisent les réseaux sociaux pour trouver des informations sur l’hôpital, le service ou le médecin. Internet est ou sera  au centre de l’activité quotidienne de l’hôpital. Cette évolution exige la recherche d’un nouveau modèle d’interaction entre l’hôpital, les patients et les professionnels de santé.

Je suis convaincu que le secteur public peut innover sur le digital sans forcement se lancer dans des projets couteux et trop longs. J’observe depuis la publication des nouveaux portails internet, un changement de comportement et une meilleure compréhension des enjeux. J’assiste de plus en plus à l’émergence de nouveaux besoins pour les hôpitaux en termes de prise de rendez-vous en ligne, pré-admissions, paiement en ligne, numérisation des données de santé, dématérialisation des dossiers et même d’applications mobiles…

Ces e-services constitueront une nouvelle forme de services marketing, avec un avantage de coût et de pénétration qui sera supérieur aux pratiques actuelles.  La transformation digitale est un levier pour promouvoir une culture de l’engagement  de service. D’ailleurs, l’hôpital doit impérativement comprendre les ressorts de la personnalisation du web 2.0 et cela lui ouvre des perspectives en matière de propositions d’offres ou de services annexes.
Il me semble qu’une nouvelle organisation est alors à construire pour mieux analyser les données recueillies, pour mieux cibler la communication ou pour mieux orienter les patients. L’hôpital devra se mettre en capacité d’apporter des réponses au patient et à l’usager dans un délai « contractuel ».

Pour finir, comment vois-tu évoluer l’e-santé dans les années à venir en France, et plus spécifiquement au sein de l’hôpital ?

Dans le domaine de la santé et de l’hôpital en particulier, une (r)évolution est en marche. Cela induit que l’hôpital public est contraint de s’adapter aux exigences économiques mais aussi d’innover en termes d’offres. Il doit imaginer les outils web qui correspondent à sa culture et à son contexte socio-économique. Il se servira des nouvelles technologies mais aussi de l’open data pour continuer à contribuer à l’équité dans l’accès aux soins et à préserver sa mission de service public.

L’e-santé ne saurait constituer une fin en soi mais un moyen parmi d’autres pour contribuer à améliorer la prise en charge des patients. La technologie ne doit en effet pas se substituer au contact humain.

A mon sens, l’e-santé offre une nouvelle opportunité à l’usager du service public hospitalier : celle de choisir sans restriction ses services, ses contacts ou contenus. Ce qui constitue un véritable changement et un défi pour l’hôpital public. Là où par exemple l’offre de soins s’avérait intangible et structurée par l’hôpital dans le passé, elle devient flexible et peut être adaptée en fonction des cibles visées. Le patient est en attente de nouveaux services, notamment destinés à rompre son isolement à domicile et à lui éviter les déplacements inutiles.

Je pense qu’il faut  capitaliser sur les réalisations du terrain pour impulser et légitimer des réorganisations qui  mettent le patient au centre de son parcours de soins. Il est nécessaire de mettre en œuvre des solutions souples, évolutives et réactives. Il faut réserver les moyens financiers disponibles pour investir  dans ce qui « fait la différence ».

Je crois que l’hôpital public est capable de se renouveler rapidement et de saisir les opportunités apportées par l’e-santé ou par l’open data pour proposer des offres innovantes. Cependant la réussite de tels projets nécessite de mettre en œuvre une démarche graduelle et intelligente qui prend en compte les objectifs, les outils et la culture de “l’hôpital public”.

Je ne peux terminer cette interview sans remercier l’équipe de choc qui m’accompagne et qui participe activement  sur ces projets depuis quelques années : Stéphanie Gros et Apolline Weber. Un petit clin d’œil à Loubna Slamti et à tous les apprentis que nous accueillons tous les deux ans.

Rien ne change, tant qu’on ne change rien.

Pour aller plus loin : hopitalweb2.com, @chanfimao, http://www.scoop.it/u/chanfimao